Arnica des Montagnes (Arnica montana)
L’Arnica des montagnes… pour les coups, maturative et cicatrisante.

Cette plante vivace de 40 à 60 cm de hauteur se rencontre fréquemment dans nos montagnes d’Auvergne, de 1100 m à 1850 m d’altitude. On la trouve sur les prairies naturelles sans fumure, dans les clairières et les bois, sur sols granitiques et volcaniques.
Synonymes
Herbe aux chutes, Arnique des montagnes, Plantain des Alpes, Tabac des Vosges.
Description
Sa tige unique émerge d’une rosette de feuilles vert pâle et porte vers le milieu deux petites feuilles opposées. Elle se termine par un ou plusieurs capitules* jaune d’or, composés d’un coeur de fleurons en tube et d’une couronne de languettes, toute de la même couleur chaude. Les fleurs dégagent une odeur aromatique et ont un goût piquant.
En Auvergne
Les auvergnats savaient bien qu’on pouvait la confondre avec d’autres fleurs. Ils la détaillaient de cette manière : feuilles opposées, lancéolées* et légèrement duveteuses, odeur très particulière, couleur jaune vif. Ceux qui habitaient en altitude allaient la cueillir près de chez eux, mais les auvergnats de la plaine, parfois à l’occasion d’un pèlerinage dans un lieu saint, montaient à pied dans la montagne pour la récolter.
Cette fleur, précieuse entre toutes, était mise à macérer dans de l’eau-de-vie ou de l’alcool.
"Quand on s’était fait un coup, qu’on avait un bleu, on prenait un coton qu’on trempait dans ce jus et on frottait. C’était efficace. Ou même, on sortait simplement une fleur pour frictionner avec, sans coton."
Dans le Cantal, on mettait les fleurs à macérer dans l’huile de noix qui renforçait le côté adoucissant.
Principaux constituants
Les fleurs renferment des pigments caroténoïdes*, des lactones* sesquiterpéniques*, dont l’hélénaline*, des flavonoïdes*, des coumarines* et une essence riche en thymol*.
Usages traditionnels
Les premières propriétés de l’Arnica sont reconnues au Moyen-Age… la plante était utile contre les contusions et les ecchymoses. A la Renaissance, l’italien Matthiole popularisa ce remède dans le traitement des chutes et des coups. Il fallut attendre le XVIIIème siècle pour que soit trouvée la préparation de la teinture à l’Arnica, telle qu’elle est encore utilisée aujourd’hui.
Propriétés thérapeutiques
L’Arnica est préconisé en usage externe contre les contusions, les entorses, les douleurs musculaires et articulaires. Il accélère la résorption des hématomes. On l’utilise sous forme d’onguent, d’huile ou de gel. La teinture doit toujours être diluée dans de l’eau pour prévenir d’éventuelles irritations de la peau. Il faut éviter de l’appliquer sur des plaies et à proximité des yeux et de la bouche.
L’Arnica des montagnes est de plus un important remède homéopathique contre les commotions, les blessures et les douleurs.
Utilisation externe
Les feuilles et les fleurs peuvent être appliquées en cataplasme après avoir été froissées. Les fleurs en décoction dans de l’eau bouillante, 5 à 10 grammes par litre d’eau, sont indiquées contre les contusions et les ecchymoses en compresse très chaude. La même décoction est aussi efficace contre les poux.
Teinture
Faire macérer 200g de fleurs pendant 10 jours dans un litre d’alcool à 60%. Cette teinture ne doit jamais être employée pure, mais toujours étendue d’eau… en compresses sur les contusions, bosses et meurtrissures.

Toxicité
Bien qu’il ait un effet tonique et excitant, l’Arnica est bien trop dangereux pour qu’on puisse le recommander en usage interne. Il peut provoquer, au-delà de 4 à 8 grammes par litre, une altération profonde du système nerveux, avec sueurs froides, céphalées, douleurs abdominales, palpitations et troubles respiratoires… A éviter donc !
Laetitia Paris – PhotoZcool.com
PS : J’ai pris les photos dans la prairie d’estive au-dessus du Lac Pavin en allant photographier Ondes et Cibles.
[Source : Petit Larousse des Plantes qui guérissent]





Arnica des Montagnes (Arnica montana)…
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Cette plante vivace de 40 à 60 cm de hauteur se rencontre fréquemment dans nos montagnes d’Auvergne, de 1100 m …