Cité médiévale de Besse-en-Chandesse

Besse-en-Chandesse… Cité médiévale et Renaissance en plein coeur des Volcans d’Auvergne ! Suite et fin.

Nous avons quitté la Rue Notre Dame et nous voici à présent devant le Manoir Ste Marie des Remparts…situé sur les anciens remparts de la ville !
Manoir Ste Marie des Remparts

Manoir Ste Marie des Remparts

Cette maison est récente et reconstituée avec des éléments architecturaux pour la plupart d’époque Renaissance. Certains éléments proviennent de l’ancien clocher, d’autres des vestiges de remparts. Un certain M. Barthélémy aurait récupéré à la décharge de très belles pierres sculptées. Il aurait pris balcons, fontaine et fenêtres sur des maisons en ruine pour construire cette ensemble plutôt réussi !! Dirigeons nous maintenant vers l’église. Ah, l’église St-André de Besse… Romane et gothique !
Eglise St André

Eglise St André

L’arc roman (arrondi) est visible sur le clocher. L’arc gothique (en ogive) est visible sur la partie inférieure au-dessus des vitraux. Cette église a été reconstruite en partie, mais son intérieur conserve la sobriété caractéristique de l’art roman. Cette bâtisse est une fière représentante de nos églises de montagne… Y’a juste ce qu’il faut… ni plus ni moins ! Les montagnards ne s’embarrassent pas de choses inutiles… les décorations ne sont que futilités ! Comme toutes les maisons du village, l’église est construite en basalte, ce qui rend son intérieur sombre et austère. Je lui préfère l’église de St-Nectaire, qui est construite avec une roche très claire… Je vous en parle plus tard de celle-là ! La visite touche à sa fin…
Remparts de Besse-en-Chandesse

Remparts de Besse-en-Chandesse

Nous voici à présent sur le chemin de ronde, à l’extérieur des remparts que l’on devine d’ailleurs sous le balcon de la maison centrale. Il ne reste que des ruines des remparts… les périodes de guerre étant terminées… plus la peine de se protéger ! Par contre, toutes les pierres ont été utilisées pour reconstruire d’autres maisons à l’extérieur du vieux village. Voilà… nous repartons de Besse par un autre endroit.
Beffroi de Besse-en-Chandesse

Beffroi de Besse-en-Chandesse

Nous laissons le Beffroi sur la droite. Au fait avez-vous remarqué la tête de Loup à son sommet ? Les bessards ont une belle histoire qui en explique la raison… Je vous l’ai raconté, Besse-en-Chandesse sauvée par des Loups ! Laetitia Paris.

Cité médiévale de Besse-en-Chandesse

Besse-en-Chandesse… Cité médiévale et Renaissance en plein coeur des Volcans d’Auvergne ! La suite…

Voilà ! Nous sommes entrés dans le village et nous nous trouvons devant la fontaine de la Place de la Gayme.

Place de la Gayme

Place de la Gayme

Le mot “gayme” viendrait de “gué”… au sens de “faire le gué”, guetter… cette place est juste à côté du beffroi ! Comme les nombreuses places de Besse, celle-ci possède une belle fontaine… je crois qu’il y en a 8 en tout.

On aperçoit très bien à l’arrière-plan la couleur noire des maisons ainsi qu’une ancienne échoppe… témoin du passé médiéval du village.

Avançons encore un peu plus…

Nous voici à présent dans la Rue des Boucheries… comme son nom l’indique, les bouchers se tenaient là. Cette rue serait la plus froide du village… raison du choix des commerçants. Sur la droite, on distingue très clairement une échoppe avec une petite encoche sur le rebord qui permettait aux gens de s’approcher des marchandises.

Rue des Boucheries

Rue des Boucheries

Sur le petit panneau bleu, on lit « Maison dite de la Reine Margot ». C’est une longue histoire ! En résumé, Marguerite de Valois née en 1559 de Catherine de Médicis et de Henri II, femme de Henri IV roi de Navarre et futur roi de France, aurait demandé à son époux de venir faire ses Pâques en France…. mais ne voulu pas repartir en Navarre. Agacé son mari a entrepris une « chasse » afin de la retrouver… elle se serait cachée dans cette maison lors de sa fuite. D’ailleurs, en Auvergne, nous trouvons le Chemin de la Reine Margot.

A l’angle de la Rue des Boucheries et de la Rue Notre Dame… L’église St-André de Besse abrite une Vierge en majesté nomade ! En effet, Notre Dame de Vassivière passe l’hiver dans l’église et monte en été… dans une petite chapelle… pour protéger les vaches. Le chemin emprunté pour la procession passe juste là, et donne lieu à une grande fête que l’on appelle la montade…. Mais la plus grosse fête est la dévallade : quand la vierge redescend de la montagne, quand les vaches redescendent également, quand la production de fromages va être vendue !! Je vous ai d’ailleurs déjà conté une  histoire à ce propos…

Rue Notre Dame

Rue Notre Dame

Bien… demain, suite et fin de cette visite de Besse-en-Chandesse.

Laetitia Paris.

Cité médiévale de Besse-en-Chandesse

Besse-en-Chandesse… Cité médiévale et Renaissance en plein coeur des Volcans d’Auvergne !

Ce petit village de montagne se nomme Besse-en-Chandesse, 1025m d’altitude. Besse vient d’un mot patois “bessaou” qui signifie “Bouleau”. Ce village est construit sur une ancienne coulée de lave, les Bouleaux sont des arbres colonisateurs et ce sont sûrement les seuls arbres qu’il y avait quand les hommes se sont installés là. Je n’ai pas trouvé de date précise quant à la création de ce village… il semble difficile de le dater de manière précise… probablement au XIème siècle! Les habitants s’appellent “les bessards”… ils ont utilisé la roche locale pour construire leurs maisons. Ils ont puisé le Basalte directement dans la coulée de lave sur laquelle le village est construit. Du coup, sous chacune des maisons les anciennes carrières sont devenues des caves à fromage. Le saint-nectaire aurait été inventé à Besse.
Besse-en-Chandesse

Besse-en-Chandesse

Cité médiévale et Renaissance, Besse était protégée par des remparts. Au Moyen-Age, seuls les villages riches avaient cette protection… et Besse en faisait partie. Lieu d’échange entre les productions de plaine et les productions de montagne, les nombreuses places témoignent des foires et marchés qui ont fait la richesse de ce village. Caractéristiques des villages du Moyen-Age, sa forme est circulaire et les rues y sont étroites et portent le nom des commerçants ou corps de métiers qui y habitaient. Il y a ainsi la rue des Boucheries, la rue Mercière, la rue des Archers, la rue des Ecoles… Mais approchons-nous un peu. Entrons par la…
Beffroi de Besse-en-Chandesse

Beffroi de Besse-en-Chandesse

… porte d’entrée ! Pour entrer dans le village cerné de remparts, il y avait 3 beffrois… 3 portes… Aujourd’hui, une seule a survécu … celle que l’on aperçoit au bout de la rue, elle s’appelle “La Porte de la Montagne”, tout simplement parce-qu’elle est tournée vers la montagne. Dans le langage de tous les jours, on dit simplement le Beffroi. Les éventuels pilleurs de village s’attaquaient avant tout aux beffrois pour pénétrer dans les villages. Ils étaient donc construits pour être le premier système de défense. Tout d’abord au sommet, il y a une cloche avec quelqu’un qui fait le guet et sonne l’alarme en cas de danger. Il y a une première grosse porte avec des meurtrières de chaque côté et des mâchicoulis juste au-dessus. En supposant que des assaillants cassent la porte avec un bélier, ils se retrouvaient dans un espace clos avec des archers au-dessus de la tête… et face à une grosse porte qu’ils ne pouvaient détruire avec le bélier par manque de recul…
Beffroi de Besse-en-Chandesse

Beffroi de Besse-en-Chandesse

Imaginez une grosse porte en bois avec des peaux de sangliers imbibées d’eau… impossible d’y mettre le feu! La seule solution était de casser la porte à coups de haches. Mais ce n’était pas encore gagné… il restait la herse à franchir ! Hé Hé… ils étaient futés n’est-ce pas ? Au passage, juste au-dessus de la porte il y a un blason sculpté mais effacé lors de la Révolution française en 1789. Presque toutes les maisons de Besse ont un blason effacé au-dessus de leur porte d’entrée… il n’en reste qu’un car il était bien caché ;-) Demain, on entre dans le village par la Place de la Gayme… Laetitia Paris.

Nacré Tabac d’Espagne

Nacré Tabac d’Espagne

Nom latin : Argynnis paphia. Autre nom : Tabac d’Espagne.

Ce papillon est largement présent du Maghreb au Japon et l’ensemble de l’Europe. En France, il est très commun partout. Et en Auvergne, on peut l’admirer de tous ses yeux !

Classification

Règne : Animalia
Embranchement : Arthropoda
Classe : Insecta
Super-Ordre : Endopterygota
Ordre : Lepidoptera
Famille : Nymphalidae
Genre : Argynnis

Le Tabac d’Espagne est commun et abondant dans les prairies bocagères, les friches, les ourlets pré-forestiers, le long des haies ainsi que dans les clairières et allées forestières.

L’envergure du mâle est comprise entre 27 et 35 mm. Les imagos aiment butiner les fleurs de ronces, centaurées, cirses, eupatoire chanvrine… Sa période de vol s’étale de juin à septembre avec un pic en juillet/Août.

Cherchez la fleur et vous trouverez le papillon ;-)

Nocturne, la chenille se nourrit de diverses violettes. Elle hiverne dès son éclosion et ne commence à se nourrir sur sa plante-hôte qu’au printemps suivant.

En Auvergne, ce papillon est largement distribué à travers tout le département du Puy de Dôme. Il s’élève jusque vers 1400 m dans les différents massifs montagneux.

Tabac d'Espagne

Tabac d'Espagne

Le Nacré Tabac d’Espagne m’a tout de suite séduite par sa couleur et son élégance. Il est ainsi devenu la “marque” de toutes mes activités en ligne.

Les papillons représentent le changement, l’évolution, la métamorphose… j’y vois une très forte analogie avec le développement personnel de chacun de nous. Rester des heures à les voir voler de fleur en fleur est à mes yeux un spectacle hors du commun dont j’ai énormément de mal à me détacher… Il paraît que je suis dingue dès que je vois un papillon hahahaha !!

Par chance, l’Auvergne est une région encore préservée de l’industrialisation massive qui détruit tant de milieux naturels et perturbent les éco-systèmes. Je ne compte plus le nombre de personnes qui me disent être ravis de se balader escortés de myriades de papillons… alors qu’ils ont quasiment disparu de leur région.

Ne vous étonnez donc pas si je vous présente souvent ici le résultat de mes “Chasses aux papillons.”

Laetitia Paris.

Le Pré-Cambrien

Le Pré-Cambrien

Le Pré-Cambrien voit l’apparition des 1ères formes de vie sous l’océan. Cette période commence à la création de la Terre et s’arrête à -550 Millions d’années.

L’activité volcanique qui affecte la surface de la Terre, permet aux gaz souterrains de s’échapper sous la forme de dioxyde de Carbone, d’azote, de vapeur d’eau et de gaz acides. Ce dégazage va permettre la création de l’atmosphère primitive et la condensation de la vapeur d’eau, l’océan primitif… sans quoi la Vie n’aurait jamais pu apparaître. La température des mers devait être comprise entre 60 et 90°C à cause de l’effet de serre très important.

Les premières traces de vie ont été trouvées en Australie et dans la région du Transwaal en Afrique du Sud. Ces “stromatolithes”, roches calcaires construites par des bactéries, ont été datées entre -3,5 et -3,4 Milliards d’années. Ces premiers micro-organismes vont libérer du dioxygène qui va se fixer sur les métaux natifs (fer, uranium).

A partir de -2 Milliards d’années, le dioxygène (O2) s’échappe du milieu aquatique pour enrichir l’atmosphère primitive et favorisera l’apparition de nouvelles espèces. Dans la haute atmosphère, ce gaz se transforme en Ozone qui protègera la surface de la Terre des rayons ultraviolets néfastes à la Vie hors de l’eau.

Les cellules eucaryotes, qui comportent un noyau et caractérisent les êtres vivants, apparaissent vers -1,5 Milliards d’années. Elles vont favoriser la fabrication de l’ADN, la division et la multiplication des cellules, la reproduction sexuée et la naissance des 1ers êtres vivants pluricellulaires. La photosynthèse enrichit l’atmosphère en dioxygène.

Vers -600 Millions d’années, l’atmosphère était presque identique à celle que nous connaissons aujourd’hui.

Laetitia Paris.

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